Mes coups de coeur -
Avant de commencer à écrire les premières lignes de mon parcours musical de... à aujourd'hui, je tiens à vous faire partager les CD qui tournent en bouclent sur ma platine depuis plusieurs mois.
En général, quand j'ai un gros coup de coeur pour un artiste, ou un album, je l'écoute jusqu'à l'overdose, je l'offre en cadeau à tous mes proches dont l'anniversaire se trouve dans cette dîte période (ce qui fût le cas de l'album éponyme de Noa en 1994 ou de celui de Paula Cole, "This Fire" en 1999...), puis je me calme jusqu'au suivant... sans oublier de réécouter ou de (re)découvrir ces opus par la suite... (pas toujours cela dit...)
MON TOP 3 DU MOMENT :
1_Aldebert
Actuellement c'est MON coup de coeur. Une amie me l'a fait découvrir en me prêtant ses albums, et là c'est la révélation ! J'aime tout. La voix, les thèmes, la musique. Je le rencontre en mai dernier à l'Européen pour une interview (disponible sur www.chartsinfrance.net), puis je reste pour assister à son concert. Quelle claque, quelle énergie, quelle spontanéité, quelle fraicheur !! Le public ne s'y trompe pas, tape dans ses mains, se lève, danse et chante à la fois.
Si Bénabar et Delerm ne me touchent pas (la voix de ce dernier m'insupporte !!), Guillaume, de son prénom, touche en plein coeur, là où il faut, avec des mots sur le temps qui passe, sur nos références de trentenaires, mais sans aigreur, avec beaucoup beaucoup de justesse. C'est drôle parce que, par moment, son univers me fait penser à celui de Gosciny, "Le petit Nicolas", que je lisais étant gamin.
Mes perles : "Tête en l'air", "La rentrée des classes", "Carpediem", "La dame aux Camel Lights", "La méthode couette", "Sur place ou à emporter", "Dis-moi dimanche", "Adulescent", "La norme et la marge", "On n'est pas là pour se faire engueuler"... toutes quoi !!
A DECOUVRIR D'URGENCE !!
www.aldebert.com
2_Camille
Je découvre Camille il y a trois ans, sur M6, tard le soir, dans "L'alternative". "Paris", son clip hypnothise mon écran. Son premier album "Le sac des filles" devient alors pour moi, incontournable.
Elles sont plusieurs à faire rêver un nombre d’auditeurs fidèles mais pas spécialement gigantesque, elles sont plusieurs à écrire, composer et interpréter leurs chansons (au sens noble du terme) loin des plateaux de la « Star Ac » : Keren Ann, Clarika ou bien encore Jeanne Cherhal ont une place à part, peut être celle de la longévité, dans le monde du spectacle devenu une industrie « kleenex ».
Camille fait partie de cette nouvelle génération d’artistes, son premier album « Le sac des filles » (enregistré en partie à Budapest) était déjà une pure merveille d’humour, de poésie, de charme, d’émotion, de mélodies... : "La demeure d'un ciel" (aux magnifiques harmonies), "Mon petit vieux", "Là où je suis née"...
Elle remet le couvert avec la sortie de son deuxième album : "Le fil". Elle nous raconte toujours de sa petite voix espiègle des tranches de vies bien à elle mais dans lesquelles nous nous reconnaissons tous et toutes. Parmi les perles de l’album, citons : « Ta douleur », « Au port », « Pour que l'amour me quitte » ou bien encore « Vertige ». Cet album est un ovni, avec une note, appelé un bourdon, tenu tout au long du disque et traversant les morceaux, jusqu'à se prolonger pendant plus de 39min après la dernière chanson... "Pour danser dessus, ou méditer" dit-elle.
Révélation de l'année aux prochaines Victoires de la musique, on parie?
Ne passez pas à côté de ce vent de fraicheur soufflant sur la chanson, on vous aura prévenu...
www.camille-lefil.com
3_La Grande Sophie
Décembre 2003, je suis invité au concert de La Grande Sophie à l'Elysée Montmartre, j'y vais sans trop savoir ce que je vais découvrir. Et là, c'est LA claque !! (vous remarquerez que je m'en prends particulièrement ces temps-ci...
Il y a Bénabar, Delerm, Tété ou bien encore Cali, ceux que la presse classe, un peu pêle-mêle, dans la « Nouvelle Scène Française », mais ils ont tous un point commun... ce sont des hommes ! Et les filles dans tout ça ? Originaire de Marseille et la trentaine au compteur, cette étrange chanteuse, à mi-chemin entre la pop, le rock et la variété nous réconforte dans le fait qu'il ne sagit pas simplement de sortir de la « Star Ac » ou d'avoir 14 ans et demi pour chanter. Il y a bien longtemps qu'elle les écume les scènes la Sophie et pas des moindres (notamment les tournées Life Live, les Francofolies, Solidays, des concerts avec Louise Attaque, Sanseverino etc.) jusqu'à la sortie d'un premier album autoproduit en 1997 et aujourd'hui collector : « La Grande Sophie s'agrandit ». 2001 sera sa signature et son aventure avec EMI, la sortie du deuxième album « Le porte-bonheur » et un premier succès radio (merci à Ouï FM ou à Europe 2 pour leur soutien...) : « Martin ». 2003, c'est la troisième galette, celle qui voit naître « Du courage » et plus récemment « On savait (devenir grand) ». La Grande Sophie c'est un bel univers avec des chansons douces-amères, une manière d'aborder des thèmes si réalistes et parfois même difficiles, sur une musique légère. C'est ce qui fait sa force, sa griffe, et quel optimisme au final !
Du coup, je m'achète tous ses albums (jusqu'au tout premier, l'introuvable autoproduit que je me dégotte sur le net) et c'est parti pour plus d'un an d'écoute NON STOP. Jusqu'à cette année, où Sophie est populairement révelée (notamment aux Victoires de la musique) et où je me calme un peu du coup... (même si je n'ai rien contre ce qui est, ou devient populaire, mais à force de l'entendre partout...)
La nouvelle galette : "La suite" sort à l'automne. Evidemment je serai au rendez-vous.
www.lagrandesophie.artistes.universalmusic.fr
Viennent ensuite :
Olivia Ruiz
Rescapée de "Star Academy - saison 1", Olivia m'étonne par son atypique parcours : d'abord chanteuse de bal devant des viandes saoûles, elle se retrouve en Prime sur TF1 dans l'émission la plus populaire et la plus controversée des années 2000, puis se refait une image (pas évident pourtant) en devenant égérie underground avec un premier album regroupant les signatures de Juliette, Néry, Weepers Circus ou bien encore Chet jusqu'à sa nomination aux Victoires de la musique (dans la catégorie "Révélation scène").
"J'aime pas l'amour" tourne encore beaucoup sur ma platine et le second opus sera dispo cet automne, yes!
Une mention particulière pour "Petite fable" racontant joliement son parcours médiatique et pour le titre fantône de l'album : "Malaguena" en duo avec son papa, Didier Blanc.
www.olivia-ruiz.com
Sandrine Kiberlain
Plus que jamais, Sandrine sur les traces de Vanessa et autres Carla puisque, non seulement son album est toujours très bien reçu, mais en plus, elle balance un nouvel extrait en radios : « Y’a du monde », et prépare une série de concerts pour cet automne...
On l’avait connu jusqu’ici au cinéma mais ses apparitions de plus en plus nombreuses lors des concerts des « Enfoirés » l’ont tout naturellement poussé à... pousser la chansonnette ! Comme Isabelle Adjani, Catherine Deneuve ou plus récemment Marie Gilain ? Pas tout à fait puisque Sandrine (comme Julie Delpy il y a quelques temps) écrit tous ses textes et les écrit bien. Des chansons « tranches de vie » comme un cahier intime dévoilé qui touche au cœur. De l’humour, beaucoup d’humour avec « La Godiche » ou « Manquait plus qu’ça » (le titre qui donne son nom à l’album et dans lequel, comme pour contrer les inévitables attaques, Sandrine déclare avant les journalistes : « Elle va donner de la voix, manquait plus qu’ça, mais Souchon lui pardonnera... »). Souchon ? Ben oui, parce que non contente d’écrire les paroles de ses chansons, Sandrine s’entoure d’Alain Souchon pour les musiques, mais aussi de son fils, Pierre. Non vraiment, ce disque n’est pas un énième disque de comédienne, c’est un vrai beau disque qui s’écoute et se réécoute avec cette fraîcheur qui caractérise Sandrine, cette fraîcheur et cette sincérité, un disque qui connaît déjà un beau parcours au Top Albums. Alors, en ces temps économiques et ses évènements mondiaux difficiles, laissez vous aller au rythme de ses mélodies entêtantes. Parmi mes préférées : « Y’a du monde », « Manquait plus qu’ça » ou « Le quotidien ». En bonus, une reprise des Beatles, « Girl ». Sandrine sera en concert dés la rentrée à l’Européen, les 7 et 8 octobre. Courez-y !
www.sandrinekiberlain.com
Coralie Clément et Keren Ann
Ces deux artistes ont été mes gros coups de coeur avec leur premier album (jusqu'au second pour Keren Ann), mais j'ai été décu par la suite...
Je me faisais une joie de la parution du second opus de Coralie et je suis rester sur ma faim... Peut-être je m'attendais à un "Salle des pas perdus - N°2"... mais en tous cas, ce "Bye bye beauté" n'est pas assez original à mon goût, il ne ressemble pas à grand chose et ressemble pourtant à tout.
Coralie écouterait-elle trop son Benjamin Biolay de frère?
Même si j'aime surtout le travail d'arrangeur de ce dernier (à découvrir la sublime version du "Duel au soleil" de Daho par Elsa sur l'album "Ma chanson d'enfance"), je DETESTE le personnage, tellement... suffisant. Sur scène, à l'Elysée Montmartre, j'ai été très décu. J'ai découvert un chanteur imbu de lui-même, un sous-Gainsbourg. Puant.
Cela dit, sa soeurette est bien plus fraiche et pour ce qu'il véhicule de nostalgique et mélancolique, procurez-vous le premier album : "Salle des pas perdus", c'est une perle.
www.coralieclement.com
Keren Ann me décoit. Tous ses disques se ressemblent. Son troisième opus "Not Going Anywhere", en anglais, ne renferme par exemple, pour la plupart des morceaux, que les versions anglophones de ses précédents titres... Du foutage de gueule? Presque. Le public l'a ressenti ainsi peut-être, puisque "Nolita" le dernier opus n'a pas rencontré le succés escompté.
A avoir chez soi cela dit : "La biographie de Luka Philipsen" et "La disparition".
www.kerenann.com
Bérénice
J'ai adoré son premier album "Imperfect Girl", mais vu l'accueil que lui a réservé le public, j'ai peur qu'AZ ne jette l'éponge et qu'il n'y en ait pas de second (chez eux en tous les cas) -
Bérénice est francaise mais chante en anglais (c'est peut-être ce qui n'a pas plu au public francais...), je l'ai découvert au VIP à Paris pour son Show-Case. Une voix, quelle voix !! De l'énergie à revendre, un album électro-acoustique (peut-être pas assez "Live"...), et un succès "I'm Rather Sleep Alone". L'album renfermait pourtant de vrais tubes. On attend la suite.
www.berenice.info
Jamie Cullum et Katie Melua
Là aussi deux révélations. Jazzy.
Avec sa gueule d’ange, il aurait pu faire parti d’un énième groupe pour adolescentes, la voix en plus ! Parce qu’à l’inverse des boysband, Jamie a une voix de velours...
Parfois dans le monde de la musique, quelques « ovnis » attérissent sur nos platines pour notre plus grand plaisir. Norah Jones a ouvert la voie grâce au succès de « Come Away With Me » en leur frayant un chemin tout tracé.
Jamie Cullum est sans doute le plus séduisant de ces derniers. Sa voix unique oscille entre douceur et raucité avec une, déjà, grande maturité. Voluptueuse, avec un véritable sens du swing et un fort pouvoir d’émotion. Dans son premier album « Twentysomething », Jamie reprend tour à tour les classiques du genre en ajoutant une adaptation d’un titre de Jeff Buckley, un autre de Jimi Hendrix et quelques compositions personnelles.
A seulement 24 ans (peut-on rêver meilleur âge pour commencer une carrière qui s’annonce d’ores et déjà phénoménal ?), Jamie a vendu pas moins de 500 000 albums en Angleterre en seulement 5 mois ! Et ça n’est pas fini... Pour quelqu’un qui ne voulait pas faire de la musique son métier, c’est plutôt surprenant !
Je le rencontre en 2004 pour une interview dans les locaux d'Universal Jazz. Il dragotte l'attachée de presse, prend un regard espiègle et me regarde en souriant. Je suis sous le charme et viens d'ailleurs de me procurer son DVD "Live At Blenheim Palace".
www.jamiecullum.com
Katie Melua a sorti son premier album "Call of the search" il n’y a que quelques mois seulement et déjà ce dernier bénéficie d’un écho plus que favorable, tant au niveau de la critique que du public...
Née en Géorgie, elle a passé toute son enfance et son adolescence à voyager car son père, chirurgien, a été appelé dans les villes de Moscou, Batumi et Belfast. A 15 ans, elle participe cependant à une émission de télévision où elle gagne la compétition de jeunes talents en interprétant "Whithout You" de Mariah Carey.
En 2004, Katie a 19 ans et a terminé d’étudier les arts à la Brit School. Elle signe un contrat de 5 albums avec sa maison de disques et enregistre son premier, "Call of the search", qui s’est classé numéro 1 des charts anglais, et dont elle signe deux titres. Dans un mélange jazz-blues, ce premier opus regorge de mélodies imparables susurrées de la charmante voix de son interprète, mais sans en omettre le swing ! Nul doute que les auditeurs masculins ne resteront pas insensibles... Les reprises quant à elles sont de qualité : John Mayall, Randy Newman ou bien encore Jeff Buckley.
Immense succès en Angleterre, le premier album de Katie Melua grimpe chez nous jusqu’à la 41ème place du Top Albums... on est bien loin du triomphe de Norah Jones par exemple, mais il semblerait que ces dernières semaines le bouche à oreille favorable porte enfin ses fruits et qu’un nouvel élan envers la chanteuse se produise : Katie était le 20 juillet dernier au Festival de jazz de Nice et, un bonheur n’arrivant jamais seul, le 4 juillet la belle Katie a sorti son premier DVD Live !
www.katiemelua.com
Tété, Paris Combo, Cali, Tryo et Feist
Je découvre Tété avec le premier album "L'air de rien", puis de nouveau sur le second "A la faveur de l'automne" (que je reprends d'ailleurs en concert)
www.teteonline.com
Paris Combo je les découvre sur le tard avec "Living-Room" alors que d'autres albums sont sortis entre temps. Ce dernier, malgré mon aquisition des suivants ou des précédents reste mon préféré. Du swing, de l'énergie, une personnalité vocale : tout y est.
www.pariscombo.artistes.universalmusic.fr
Cali, comme beaucoup, je l'entends la première fois à la radio avec "C'est quand le bonheur?" (je comprends d'ailleurs "C'est con le bonheur" que je chante pendant de longues semaines avant de me réctifier !!) puis je découvre "Elle m'a dit", l'album, on connaît la suite.
www.caliciuri.com
Tryo. Un pote me les fais découvrir l'été 99 en vacances. Depuis j'ai tous les disques. Avec une mention particulière pour "Mamagubida" et "Grain de sable" (avec "Serre-moi" que j'adore et que je reprends sur scène également). Le second opus m'ayant décu.
www.tryo.com
Feist c'est une révélation et un CD qui ne me quitte plus, m'apaise, me rend heureux, un brin bossa. A découvrir d'urgence!!
www.feistmusic.com
MES REVELATIONS DE L'ETE 2005 :
Marie Cherrier, Ben Ricour, Andy Scisco, Volo et Nicolas Nourrit
Je vous en dirais un peu plus sur chacun quand j'aurai mieux découvert les albums.
Marie Cherrier, je la découvre grâce un ami journaliste qui me donne ses montagnes de CD autoproduits, ne pouvant tous les conserver. Parmi eux, de grosses merdes, et puis Marie avec son premier album : "Ni vue, ni connue".
Avec le coloc de ma soeur, on la découvre un soir, tous les deux, dans sa chambre.
Sa voix : espiègle, sa plume : acerbe, nous séduisent. On en reparlera.
www.mariecherrier.com
Lui c'est Ben Ricour. Je découvre son clip "Vivre à même l'amour" sur le net. J'aime la voix, la personnalité. Il était en concert à Paris cet été dans un de mes ex-QG : "Lou Pascalou" à Ménilmontant. Je suis en Allemagne, dommage. L'album sort en octobre.
www.benricour.com
Idem. Je découvre Andy Scisco sur Internet (comme quoi ca a du bon aussi!!) -
Il a fait cet été les premières parties de De Palmas. J'aime l'univers et les mélodies, très... comédies romantiques. Je me suis commandé son album. A suivre...
www.andyscisco.com
Je découvre Volo à la Fnac de Lyon où je promène, tuant les quelques heures qui me mèneront jusqu'au départ de mon train.
A l'écoute, en autoprod : Volo, "Bien Zarbos" (comme quoi ca a du bon aussi d'être en écoute à la Fnac!!). Je reste scootché, notamment sur "Elisa" et "Tu m'fais marrer (bébé)". J'achète le disque.
Volo a pour membre un de ceux des Wriggles.
www.opera-music.fr/site/index.php?fid=25